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La passementerie
La passementerie s'est implantée à Brassac-les-Mines en 1871. Une famille de mariniers, lors de leur voyage à Paris, avaient remarqué cette technique particulière de décors. Ils organisèrent donc un atelier, et quelques ouvrières firent le voyage dans la capitale afin de s'initier à cette pratique. La technique est simple et riche de possibilités. Le dessin étant tracé sur un papier fort, il faut en épouser les lignes avec différents matériaux : ganses, lacets, biais ..., puis les coudre aux intersections. Toutes les combinaisons sont possibles et s'entrelacent selon la fantaisie du dessinateur.
La passementerie
Installées à Brassac-les-Mines, les ouvrières à demeure des maisons passementières, réalisaient, dans les années 1920, des modèles en perle de jais pour les maisons de mode parisiennes. Mais la passementerie connaît des moments difficiles après la seconde Guerre Mondiale. Les raisons en sont la mode qui fait appel à d'autres techniques de décoration comme le tissu imprimé ou tissé ; la difficulté à trouver et former des ouvrières ; et enfin, la concurrence étrangère.
Les femmes sont ainsi exploitées par des patrons de la passementerie qui leur livre à domicile le travail à effectuer : franges, dentelles, gants ..., sur lequel elles usent leurs doigts et leurs yeux, à la lueur de lampes à pétrole, pour de maigres salaires qui aidaient à boucler les fins de quinzaine. Cette industrie s'éteindra à peu près en même temps que la mine. Elle avait été pendant une soixantaine d'années, un bon appoint financier pour les ménages, en particulier ceux des mineurs.
La passementerie exposée au Musée de la Mine
Sous les vitrines du Musée de la Mine, sont en effet exposés les motifs de la passementerie, produits par les célèbres ateliers de Brassac-les-Mines. Des machines de modèles anciens, sans doute conçues par un artisan local, servent à produire des éléments qui entrent dans la fabrication des décors.
